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Calendrier
Le calendrier israélite est lunaire, les mois correspondent
donc aux cycles de la lune, et les fêtes, toujours à
ses mêmes phases.
De même que dans une journée
les heures convergent vers les moments de prière, pendant
la semaine les jours tendent vers le Shabbat, les mois vers leur
Néoménie, les saisons vers les trois fêtes de
pèlerinage, et le cycle annuel vers Roch Hachana et Kippour.
1. Le jour et la semaine
La journée commence à la
tombée de la nuit (la veille au soir) et finit de même
("Ce fut le soir, ce fut le matin, jour un", Genèse,
I, 5).
La semaine débute le dimanche et se termine le samedi (Shabbat)
qui est un jour de fête et de repos.
2. L'année et le mois
L'année ordinaire se compose de
douze mois lunaires (Chana Péchouta) de 353 à 355
jours, et l'année embolismique de treize mois (Chana Me'Oubéreth)
de 383 à 385 jours. Les cycles sont de dix-neuf ans et se
composent de douze années de douze mois et de sept années
de treize mois (les 3ème, 6ème, 8ème, 11ème,
14ème, 17ème et 19ème années).
L'année recommence au mois de
Tichri (généralement vers la mi-septembre). Mais la
Torah recommande de compter les mois à partir de celui de
Nissane - début avril -, correspondant à la sortie
d'Égypte (Exode, XII, 2). D'où la coutume d'énumérer
les mois (aux noms d'origine babylonienne, pour la plupart) selon
l'ordre biblique soit : Nissane, Iyar, Sivane, Tammouz, Av, Éloul,
Tichri, Mar'hechvane, Kislev, Tebet (ou Tevet), Chevat, Adar, et,
dans les années intercalaires, Adar Chéni.
Alternativement la durée des mois est de 29 puis de 30 jours,
la lune effectuant le tour de la Terre en 29 jours et demi.
3. La néoménie
(Roch Hodech)
Le premier jour du mois, qui correspond
à la nouvelle lune, a un caractère faste. La Néoménie
est jour de fête et de liesse ("En vos jours de joie,
au début de vos mois, vous sonnerez des trompettes durant
vos sacrifices, et elles vous serviront de mémorial devant
votre D.ieu", Nombres, X, 10). Afin de bien marquer l'événement,
la Néoménie est annoncée le Shabbat précédent,
avec toute la solennité requise.
S'il est interdit de jeûner ou
de prononcer un éloge funèbre, on fêtera au
contraire ce jour en allumant des bougies et en préparant
un repas spécial.
Il est certes permis de travailler, mais
les femmes ont pris comme habitude de s'abstenir de certaines tâches
(lessive, broderie, couture).
La Néoménie d'Éloul
(fin août - début septembre) est devenue une période
de grâce et de miséricorde car c'est à cette
période que Moïse reçut l'ordre divin de remonter
sur le Sinaï pour chercher les deuxièmes Tables de la
Loi, après que fut commis le pêché du Veau d'or
(et que, dans sa colère, il eut brisé les premières).
Moïse redescendit le 10 Tichri (début octobre), apportant,
outre le texte du Décalogue, l'heureuse nouvelle du pardon
divin. Le 10 Tichri devient donc jour de réconciliation et
de pardon (Kippour).
Pendant les quarante jours de la nouvelle
absence de Moïse, le peuple d'Israël se consacra au repentir
et à l'abstinence, plus particulièrement le quarantième,
afin que le jeûne sévère et la grande pénitence
le débarrasse de "l'esprit du mal" (Yèstér
Hara'). Ces quarante jours (du 1er Éloul à Yom Kippour)
conservent depuis lors une grande valeur spirituelle et sont consacrés
à des prières et des supplications (Séli'hot),
à la charité et au repentir (Téchouva). Cette
période est souvent réservée à la visite
annuelle au cimetière, aux proches parents disparus. Visite
annuelle car l'usage veut que l'on ne vienne qu'une fois par an
se recueillir sur leur tombe afin d'éviter ce qui pourrait
ressembler à un culte des morts.
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