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Pourim
Cette fête des Sorts ("Pour" signifie sort, en babylonien)
est aussi appelée fête d'Esther.
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Le Méguilat Esther, ou rouleau
d'Esther (qui tait partie des Kétoubim, c'est-à-dire
des Écrits, l'un des livres de la Bible) est lu à
la synagogue. II raconte comment, une fois le premier Temple détruit,
les Hébreux emmenés en exil et dispersés dans
les 127 provinces de l'empire Perse, Mardochée, leur chef,
refuse de se prosterner devant le grand vizir Haman (descendant
d'Amelek, l'ennemi juré d'Israël). Esther (nièce
et tille nourricière de Mardochée), jeune et superbe
juive, devenue l'épouse du roi, évite aux Juifs, avec
l'aide de son vieil oncle, l'extermination ordonnée par le
grand vizir : après avoir fait jeûner les Hébreux,
dont le comportement irresponsable ne pouvait que renforcer la détermination
de leurs ennemis, elle parvient, au cours d'un repas, à faire
remplacer Haman (qui finira pendu) par Mardochée, Après
une nouvelle intervention d'Esther, Assuerus permet aux Juifs de
se défendre, ils feront alors de leurs ennemis "un massacre,
un anéantissement". Mardochée institue ensuite
la fête de Pourim.
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Cette journée, qui donne lieu
à un joyeux festin (en souvenir de ceux largement décrits
dans les rouleaux), des mascarades, des échanges de cadeaux
et des dons aux pauvres, est précédée par un
jeûne (le 13 Adar, donc), rappelant celui de trois jours imposé
par Esther (le Talmud dit en effet qu'un jeûne est l'un des
moyens par lequel on efface un mauvais décret).
En plus du jeûne, les Mitsvot sont
les suivantes : lecture de la Méguilat (à la fin de
l'office du soir, le 13, et dans la journée du 14), faire
la charité à au moins deux personnes pauvres (c'est
le Matanot Laévyonim), envoyer à un ami (ou une amie,
mais du même sexe que soi) deux portions de nourriture différente,
enfin prendre un repas dans l'après midi (Séouda Pourim),
commencé au plus tard une heure et demi avant la nuit, en
commémoration du fameux repas donné par Esther à
Assuérus, grâce auquel le peuple juif fut libéré.
Bien que les persécutions d'Aman
évoquent celles vécues tout au long de l'histoire,
par cette fête gaie les juifs montrent qu'ils refusent malgré
tout de prendre la vie au tragique. Elle rappelle aussi qu'Amalek
n'attaque que quand la pratique du judaïsme est négligée.
Tout comme Hanoucah, c'est une demi-fête,
un jour où l'on travaille comme d'habitude.
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