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Roch Hachana
L'année commence par les deux jours de Roch Hachana, les
1er et 2 Tichri, annviersaire de la création du monde et
de l'homme. Ces deux jours sont considérés par les
Sages comme n'en constituant qu'un seul. Roch Hachana est aussi
le jour anniversaire de l'exaucement de Sarah, Rachel et Hanna pour
leur stérilité, de la libération de Joseph
des prisons égyptiennes et enfin la fin de l'esclavage en
Egypte.
Cette fête, qui témoigne
de la relation entre Dieu et l'homme, appelée "Jour
du Jugement", est consacrée à la méditation
et au repentir.
A ce moment, le Créateur siège
sur son trône de Jugement et passe en revue les différentes
créatures qui défilent devant Sa Face, comme "un
troupeau de brebis", afin de les inscrire dans le livre de
la vie ou celui de la mort. C'est la reconnaissance de la Royauté
de Dieu sur l'univers entier.
C'est le Jour du Souvenir. Au son du
Chofar (trompe faite dans une corne, si possible de bélier
- à cause du sacrifice d'Isaac -, en tout cas pas d'un bovidé,
en souvenir du Veau d'or) Dieu se souvient des mérites d'Israël
et quitte son trône de Justice pour celui de la Miséricorde.
D'où l'une des dénominations de Roch Hachana "Jour
de la Sonnerie". Ce son, obligatoire à écouter
(c'est une Mitsva), est un appel à la conscience, chargé
de dégager les hommes de l'attrait des réalités
illusoires suggérées par l'esprit du mal, de les pousser
à se recueillir et à faire acte de pénitence.
Un jour, Dieu s'adressa à Abraham et lui dit :
Ainsi la corne de bélier s'adresse à Dieu
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DIEU ! SOIS
CLEMENT !
SOUVIENS-TOI DE L'OBEISSANCE
D'ABRAHAM ET D'ISAAC,
PRETS AU SACRIFICE ! |
Mais aussi aux juifs ...
JUIFS ! SOUVENEZ-VOUS
DE
L'EXEMPLE DE NOS PERES
ABRAHAM ET ISAAC,
PRETS AU SACRIFICE ! |
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Ces jours du Jugement divin sont le début
des dix jours de Yamim Noraïm, "Jours Redoutables"
(qui se terminent le Yom Kippour), ce qui explique le caractère
particulièrement austère de cette fête. La miséricorde
appelée par la prière (Téfila), le repentir
(Téchouva) et la charité (Tsédaka).
La synagogue est toute décorée
de blanc pour la circonstance (couleur de l'innocence et de la pureté,
alors que le rouge symbolise le péché), tout comme
le rideau de l'Arche, le rabbin, le pupitre de l'officiant et les
Tallith des fidèles. Le service sera emprunt d'une solennité
et d'une ferveur exceptionnelles. Dans de nombreuses communautés,
les chefs de famille portent le vêtement mortuaire blanc (le
Sargueness). Les prières commence le matin de bonne heure
et se prolongent au moins jusqu'à midi.
Les Piyoutim (poèmes liturgiques)
en soulignent les multiples significations, ravivées au moment
le plus solennel, quand retentit la sonnerie du Chofar : c'est la
Création, le sacrifice d'Isaac, la Révélation
au mont Sinaï, le jugement dernier, la Délivrance (non
seulement pour Israël mais aussi pour toute l'humanité)
de l'emprise du mal.
L'usage, chez les juifs ashkénaze
et remontant à l'antiquité, veut que l'on mange des
aliments dont la douceur déteindront sur l'année à
venir (comme la fameuse pomme au miel), en évitant ceux qui
sont âpres ou aigres. Chez les Séfarade, on sert poireaux,
blettes, courges, grenades, poisson, tête de mouton.
Le lendemain, 3 Tichri, jour de jeûne
public, obligatoire pour tous, est appelé Tsom Guédalia.
II a été institué pour commémorer, après
la destruction du premier Temple, la liquidation de la dernière
poche de résistance juive en terre d'Israël avec l'assassinat
du dirigeant et général Guédalia Ben Ahikam
par Yichmaël Ben Nétanél, à l'instigation
du roi d'Amon.
Si le 3 Tichri tombe le Shabbat, le jeûne
est reporté au dimanche. En effet aucun jeûne ne peut
avoir lieu le Shabbat, Yom Kippour excepté.
Pendant la période de dix jours
de repentir (Téchouva) séparant le 1er Tichri de Yom
Kippour, il faut faire son examen de conscience, passer en revue
ses différentes actions afin de réparer ses fautes
et de purifier son âme par une Téchouva complète.
La religion juive considère que
l'homme a été créé avec son libre arbitre,
donc avec la possibilité de choisir entre le Bon et le Mauvais,
de devenir Tsadik (juste) ou Rachaa (méchant, pervers). Ainsi
l'homme est-il pleinement responsable de ses actes. Mais les péchés
peuvent être rachetés. Le Ba'al Téchouva (repentant)
doit surmonter la tentation non pas par faiblesse ou crainte de
son entourage, mais par souci de sa Téchouva. Les confessions
publiques ne concernent que les fautes commises envers son prochain.
Dévoiler celles commises envers Dieu est assimilé
à du dévergondage.
Le jour le plus propice à la Téchouva
est bien sûr celui du Kippour.
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