Mon Compte
Chat
FeujoScope
Services VIP
Forums
Soirées
Voyages
Déconnexion
Inscrivez-vous
Annuaire
Cuisine juive
Pipoles
Dico feuj
Horaires
Fêtes juives
Humour juif
Paroles
V.I.F.
Petites annonces
E-Cartes
Sonneries logos
Retrouvailles
Météo
Trafic routier
613 Mitsvoth
Alphabet juif
Histoire juive
Parachioth
Prières
Vie d'un Juif
 
 

Tou Bichevat

Tou Bichevat veut dire le 15 Chevat, nouvel an des arbres. Cette date fixe le nombre des années de l'arbre, pour la Orlah, Dieu interdisant à l'homme de manger les fruits d'un arbre pendant les trois premières années après la plantation (tous les prémices Lui étant réservés).

Cette journée sans obligation (mais interdite de jeûne), n'est pas dénuée de symboles. En effet les supplications sont supprimées de l'office (elles sont de rigueur les autres jours de fête) signifiant que puisque la racine de la plante, enfouie sous terre, donc cachée, est la source de la croissance et de la santé de l'arbre, pour l'homme il n'est pas besoin de montrer au grand jour ce qui peut rester discret.

Suivant les contrées et ses us et coutumes, différents fruits sont mangés à cette occasion. Les ordres (Sédarim) de dégustation de fruits se sont développés à partir du XVlle siècle, avec les kabbalistes de Safed. Le Séder (l'ordre) le plus réputé provient du livre Peri 'Ets Hadar (imprimé à Salonique en 1753, régulièrement réimprimé) : après la lecture de versets de la Torah et de passages du Zohar, on mangera un gâteau à base de blé (aliment de base) et/ou d'orge, une olive (l'ancienneté de l'olivier étant symbole de persistance, d'opiniâtreté), une datte (symbole de douceur), du raisin (abondance, réjouissance, bénédiction), une figue (après leur faute, Adam et Eve se sont recouverts de feuilles de figuier), de la grenade (citée 32 fois dans la Bible), du cédrat (Etrog), qui, selon certains, serait le fruit de la connaissance du bien et du mal, de la pomme dont le parfum est qualifié d'exaltant, d'enivrant ("l'odeur de ton haleine, comme celle des pommes" Cantique des Cantiques, VII, 9), une noix (qui rappelle la boite crânienne), une amande, réputée pour sa rapidité à atteindre sa maturation, et considérée comme l'un des meilleurs produits, à tel point qu'Israël (Jacob) en fait envoyer en
offrande au vice-roi d'Égypte (sans savoir qu'il s'agit de son fils, Joseph, Exode, XLIII, 11), de la caroube (l'arbre met 30 à 40 ans à donner des fruits, montrant que ce que recueille une génération est le fruit du labeur des précédentes). Le tout coupé par quatre verres de vin.