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FLAGRANT DELIT DE MENSONGE AUTOUR DE LA MORT D'UN ENFANT
02/04/2004 - CIDINFO.org
La mort d'un enfant est toujours une horreur, ce n'est pas la peine d'en rajouter...

CIDINFO retrace, à travers différents récits contradictoires d'une militante anti-israélienne acharnée, la mort de Nour Emran, jeune palestinien envoyé à la mort le 16 décembre 2003 par ses parents dans l'espoir qu'il devienne un martyr.

Sylvia Cattori, tristement célèbre pour ses diatribes anti-israéliennes, raconte dans un premier texte daté du 22 Mars 2004, comment elle assista, à la mi-décembre 2003, à la mort d'un enfant palestinien de 14 ans tombé sous ses yeux sous les balles des mitrailleuses lourdes israéliennes "crachant plus de 500 balles à la secondes". Dans un second texte, du 31Mars 2004 (une semaine après), publié sur un autre site internet, l'enfant n'a plus 14 ans, mais 12 ans, et une phrase est ajoutée à la version précédente, dans laquelle elle assure avoir assisté, juste après la mort de l'enfant, à la blessure par balle de son frêre, tentant de fuir les tirs des soldats!

Après avoir relevé les incohérences dans les deux versions et la volonté manifeste de Sylvia Cattori de rendre plus sensationnelle la seconde version, CIDINFO se met à la recherche dans la presse d'éléments relatant la mort de l'enfant et découvre un troisième texte de la même Sylvia Cattori datant du 16 Décembre 2003, jour de la mort de l'enfant, dans lequel elle ne raconte même pas l'avoir vu mourir, et ne lui consacre qu'une seule phrase d'une ligne dans laquelle elle dit avoir rencontré à l'hôpital un enfant de 15 ans (!), Nour Emran, dans le coma!

Si on suit le raisonnement de Sylvia Cattori, elle aurait assisté à la mort d'un enfant, puis, raconté sa journée dans un texte écrit le même jour, dans lequel elle ne dit pas avoir vu l'enfant mourir sous ses yeux quelques minutes plus tôt, mais, en une phrase, avoir rencontré ce même enfant dans le coma à l'hôpital!!! C'est seulement trois mois plus tard qu'elle aurait estimé nécessaire d'écrire qu'elle avait vu mourir l'enfant à quelques mètres d'elle? Pourquoi, alors que ses textes sont particulièrement détaillés, ne pas l'avoir dit tout de suite? Pourquoi l'enfant a-t-il 15, puis 14, puis 12 ans dans les versions successives? Pourquoi dans la version la plus récente du texte, Sylvia Cattori se souvient subitement avoir vu le frêre de l'enfant se faire tirer dessus, dans le dos, par les soldats alors qu'il fuyait?

Sylvia Cattori ne serait elle pas une affabulatrice, qui invente des histoires et des scènes à partir d'histoires entendues de ci de là? Pour CIDINFO, il était évident que Sylvia Cattori n'a pas assisté à la mort de l'enfant comme elle le dit, mais l'a simplement rencontré à l'hôpital, et a décidé, trois mois après cette rencontre, d'inventer de toutes pièces la scène de la mort de l'enfant et sa présence sur les lieux au même moment, et à quelques mètres de là!!!

C'est un article de Reuters du 22 décembre 2003, retrouvé peu après, qui nous a fixé sur les conditions dans lesquelles l'enfant a été tué: Selon cet article, des médecins palestiniens ont annoncé, le 17 décembre, la mort de Nour Emran, à la suite d'une blessure par balle...en caoutchouc. On est loin de la mitrailleuse lourde "crachant plus de 500 balles à la seconde", et des "gaz capables de tuer" dont nous parle Sylvia Cattori, qui savait pourtant que l'enfant avait été blesssé par une balle en caoutchouc puisqu'elle l'avait vu à l'hôpital, sous la responsabilité des médecins palestiniens qui connaissaient l'origine de la blessure!!! D'autre part, si ce jour là les soldats tiraient avec des balles en caoutchouc, comment se fait il que le frêre de l'enfant ait pu être blessé d'une "balle dans le dos", puisque les balles en caoutchouc ne traversent pas la peau ??
 

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